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atasi.india.mania.com

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" Une fois que vous aurez senti la poussière de l'Inde, vous ne vous en libèrerez jamais " Rumer Godden

La vie, c'est la vie de Amin Sheikh

La vie, c'est la vie de Amin SheikhLa vie, c'est la vie de Amin Sheikh

La vie, c'est la vie

J'étais un enfant des rues à Bombay

De Amin Sheikh

Titre original : Bombay Mumbai Life is life. I am because of you

Traduit de l'anglais (Inde) par Pascale Haas

Editions Marabout - Collection : Fiction-Marabooks - Date de parution : octobre 2014 - ISBN : 9782501096171 - Pages : 224 - Prix éditeur : 15,90 €

 

"La vie, c'est la vie" est une phrase courante d'une bouche d'un indien, pour qui les épreuves de la vie sont liées au karma.

Amin Sheikh, la trentaine passée, a passé une partie de son enfance dans la rue, comme un nombre incalculable d'enfants de Bombay et d'autres villes indiennes.

Mais Amin a eut un parcours hors du commun en provoquant la chance, sans aucun doute grâce à son audace. Une de ses grandes chances a été de croiser la route de l'orphelinat Snehasadan.

Aujourd'hui, à son tour, il veut aider les enfants des rues, précisément pour leur entrée dans la vie adulte. Son projet, ouvrir un café-bibliothèque, un lieu de partage, de tolérances, de rencontres et de rendez-vous ; où les employés seront des anciens enfants des rues et où il fera la promotion des artisans, artistes et designers ayant le même passé que lui.

A travers ce livre, sa biographie, il veut témoigner de son expérience de la rue, de sa vie au sein de l'orphelinat et de l'entrée dans sa vie d'adulte.

 

Amin commence à travailler à 5 ans dans une échoppe de thé, où le patron n'hésitait pas à lui tirer constamment les oreilles. Amin livrait le thé à une entreprise voisine et les employés aimaient le tyranniser. Un jour Amin fit tomber les verres à thé qui se brisèrent. Ayant peur de son employeur et surtout de son beau-père, un homme violent, Amin fuit et découvre la vie dans la rue. Son terrain de travail, de survie et de jeu sont les gares qui parsèment Bombay. Il découvre une vie dure, où il doit affronter la violence, les agressions de tous types, la faim, les poux et les furoncles. Pour survivre, il exerce nombre de métiers : vendeur, voleur, mendiant, récupération de matériaux, cireur de chaussures ...

A 8 ans, une sœur de l'orphelinat Snehasadan l'aborde et malgré les réticences d'Amin, la rue l'ayant rendu méfiant, il finit par la suivre pour découvrir ce lieu où il sera aimé et choyé.

 

Le style d'écriture est certes simple, mais le récit d'Amin est tellement touchant que la lecture est un pur plaisir. Je me suis imaginée, cet homme, conter sa vie avec des yeux brillants. Par ce récit, il rend hommage à ces personnes qui l'ont sauvé de la rue et qui l'ont aidé à devenir ce qu'il est aujourd'hui, un homme au grand cœur. A aucun moment, il ne se lamente des épreuves qu'il a enduré et ne nourrit aucune rancune. Au contraire, c'est un homme rempli d'espoir, de joie et d'amour. Il nous transmet par ce livre, des valeurs simples mais essentielles, comme par exemple celle de sourire à la vie.

 

 

Cette biographie a été traduite en 5 langues et Amin Sheikh a voyagé en Europe pour en faire sa promotion.

"En achetant ce livre, vous participez au projet solidaire d'Amin Sheikh."

"Soutenue par l'Association française pour l'enfance abandonnée (AFEA) depuis 1964, Snehasadan compte aujourd'hui 16 foyers, des centres d'accueil aux abords des gares et des structures spécialisées."

Vous trouverez ci-après les liens pour les différentes associations et projets.

J'étais tout seul et je pouvais faire ce qui me plaisait. Personne ne m'empêchait de m'amuser ou de dormir. Par moments, c'était difficile de trouver à se nourrir. Mais ce qui me plaisait, c'était la liberté : une liberté que je n'avais connue chez moi.

Page 29

J'avais moi aussi un sac dans lequel je gardais les aliments qui avaient passé victorieusement le test du reniflage, et qu'on allait manger ensuite sous un arbre. Au premier coup d'oeil, tout me semblait mauvais, mais lui continuait à manger. Alors, au début avec méfiance, j'en faisais autant et, croyez-moi, c'était vraiment bon !

Page 42

Imaginez-nous à Snehasadan, où vivaient des enfants de toutes les religions, et pourtant, personne ne se battait comme ça. On priait ensemble, mangeait ensemble et jouait ensemble, on avait grandit ensemble. Personne ne nous disait jamais qu'on appartenait à une haute caste ou une basse caste, qu'on était hindou, chrétien ou musulman.

Page 116

A partir de ce moment-là, j'ai décidé que je n'avais pas de religion. Pour moi, seules comptaient les personnes. A ma connaissance, aucun dieu n'enseigne aux humains de tuer en son nom. Toutes ces bagarres étaient absurdes. Des gens mouraient pour rien, sans même savoir pourquoi on les tuait. Des hommes perdaient la vie, d'autres leurs rêves, des femmes étaient violées, des enfants brûlés vifs. En une seconde, leurs rêves ou leur vie partaient en fumée.

Page 119

Je tiens sincèrement à remercier les Editions Marabout de m'avoir permise de découvrir ce magnifique récit, ce projet et ces associations. Merci également pour leur confiance.

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mali 13/05/2016 18:42

bonjour a vous seuliment qu je conprend le française si tu peux me répondre a française