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atasi.india.mania.com

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" Une fois que vous aurez senti la poussière de l'Inde, vous ne vous en libèrerez jamais " Rumer Godden

En route pour un chantier solidaire

 

En route pour un chantier solidaire

Images d'illustration du site de Solhimal
Images d'illustration du site de Solhimal
Images d'illustration du site de Solhimal
Images d'illustration du site de Solhimal

Images d'illustration du site de Solhimal

Voilà le projet avance tout doucement, dans une semaine je serais en route pour Delhi avant de rejoindre Mussorie et le Tibetan Home Foundation. Déjà mon cerveau est en ébulition car j'ai besoin d'écrire, et me voilà attabler à parler de ce projet.

Comment suis-je venue à ce chantier ?

Tout d'abord j'ai connu l'association Solhimal par une connaissance du village de mon enfance, Christiane, qui un jour en discutant avec elle, j'ai pu constater que nous avons les mêmes aspirations. Elle est marraine d'un enfant au Tibet et j'ai tout de suite été intéressée par l'association avec laquelle elle est partie sa filleule.

Après comme tout facebooker qui se doit, j'ai demandé l'association en ami afin de recevoir leurs informations.

Un jour fin juin est apparu sur leur mur, qu'ils sont à la recherche de personnes car des désistements pour leur chantier solidaire ont eut lieu : 2 à Katmandou et 1 en Inde du Nord. J'ai tout de suite su que cette place en Inde du Nord m'était destinée, que cette oppurtunité s'ouvrait à moi et que c'est une chance à saisir. Et c'est pourquoi j'ai posé ma candidature, car il faut le savoir, il ne suffit pas de faire un chèque pour ce genre de chantier, il faut avoir des compétences pour être utiles, être motivé et savoir vivre en groupe. Bien évidement, c'était une opportunité à ne pas laisser passer car d'autres personnes ont postulé après moi mais sont venues trop tard.

Et maintenant ?

J'avoue qu'entre le moment où je me suis inscrite et il y a encore quelques jours, je ne connaissais que les grandes lignes de ce chantier que j'ai découvert sur le site internet de Solhimal : l'état d'esprit pour participer à un chantier solidaire, son fonctionnement, les missions de la THF (Tibetan Home Foundation), les missions à accomplir, un planning prévisionnel, ... La THF a soumis à Solhimal la réfection de deux chantiers, l'un à Mussorie où devront être réalisé des travaux de peinture au pensionnat (et où l'on passera le plus de notre temps) et l'autre à Rishikesh où l'a encore nous attendra des travaux de peinture de l'école primaire, des maisons d'enfants et du bâtiment réservé aux enseignents.

Notre groupe composé de 10 personnes, suivra un premier groupe partie au mois de juillet dans les mêmes conditions que nous. Nombres de jours seront consacrés au chantier et à la vie auprès de la THF, bien évidement quelques journées seront libres et l'on pourra se consacrer aux découvertes des villes d'étapes.

Départ donc dans une semaine depuis Francfort pour arriver le 4 à Delhi à l'aurore.

J'ai déjà le projet de reporter mon expérience auprès de THF sur mon blog, mais j'aimerais bien poussé le sujet des chantiers solidaires en Inde et particulièrement celui du THF et pourquoi pas en faire un article comme dans un magazine ?

 

Départ donc dans une semaine depuis Francfort pour arriver le 4 à Delhi à l'aurore. Le sac qui devra pesé 15 kg et pas un gramme de plus car nous transporterons chacun également 15 kg de matériel destiné à la THF est sorti. J'ai préparé les médicaments, ma trousse de toilette est toujours prête car je fais souvent des déplacements, des livres sans lequels je ne peux voyager et mon éternel carnet de notes pour y inscrire des informations, des notes, des pensées, ... et bien sûr mon appareil photo avec lequel j'espère que j'aurais l'oppurtunité de faire de magnifiques clichés.

Bilan

J'avais de grande inspiration pour ce projet avant mon départ et j'attendais beaucoup de cette mission. Mon bilan au retour est mitigé.

J'ai retrouvé l'Inde que j'aime tant, j'y ai découvert l'histoire des réfugiés tibétains qui y vivent, j'ai revu des monuments que j'avais découvert précédemment.

Un chantier solidaire est une magnifique expérience, on y découvre ses limites et surtout on donne de notre énergie à des nécessiteux sans compter de magnifiques rencontres et de très beaux souvenirs..

Malheureusement, l'être humain peut également nous décevoir et l'on ne choisit pas toujours ses compagnons de voyage, certains n'avaient surement pas réaliser que nous devions fournir de l'huile de coude et trimer dur.

Après trois jours à Delhi, la mission nous avait conduit à Mussorie au Tibetan Homes Foundation pour une semaine et demi. Au programme, la réfection d'une maison qui accueille une cinquantaine d'enfants garçons et filles de tous les âges. Je ne peux pas vous dire la surface du bâtiment, peut-être 200 mètres carrées, en tous les cas la peinture était entièrement à refaire et les murs étaient très abîmés. Le premier étage, où se situe le dortoir des filles, une salle accueillant leur malle de fer, la salle de travail, le couloir et la salle de prière a été fait assez facilement, même si l'équipe indienne a encore œuvré par la suite. Le rez-de-chaussée, où se trouve le dortoir des garçons, une salle accueillant leur malle de fer, la réserve alimentaire, le réfectoire et la cusine, le couloir et la cage d'escalier a été bien plus difficile. Les murs étaient bien plus abîmés, énormément de trous et l'humidité avait rongé les murs, sans compter le gras sur les murs, ... Et l'échéance avant la fin de ce chantier au THF Mussorie a approché à grands pas, ce qui ne nous a permis de travailler au mieux, les bras étaient fatigués, le moral sans doute aussi et nous avons perdu quelques membres du groupe en cours du groupe qui ont préféré faire l'école buissonnière.

Pour travailler à la réfection de cette maison, nous avions un matériel très rudimentaire, papier à grain pour poncer, plâtre, pinceaux fins et peinture fortement dilué à l'essence.

Après la mission sur les hauteurs de Mussorie, nous avons été transféré quelques kilomètres plus bas à Rajpur qui se situe près de Dehra Dun. Nous étions logé à deux kilomètres de l'école, dans une petit complexe où habite les "retraités" de la THF.

A l'école, la mission a été de peindre les barrières et repeindre la salle des fêtes. C'est sur cette partie du chantier que le groupe s'est malheureusement dispersé.

Je n'ai pas eut l'occasion de voir le Gange, Haridwar et Rishikesh qui se situe dans le même état que Mussoorie à une dizaine-vingtaine de kilomètres. Je tenais à voir ces lieux importants du Gange, cela ne s'est pas fait mais j'espère que j'aurais l'occasion de m'y rendre lors d'un prochain voyage.

Je suis heureuse d'avoir partagé ces moments avec les enfants du THF et les membres du personnel. Le séjour tombait sur le 15 août qui donne lieu à des festivités au sein du THF. Un très beau spectacle donné la veille par les enfants qui ont concourus dans un spectacle de danse et de chants tibétains. Le 15 août même, le moment clé était le discours du patriarche du THF suivi par l'hymne national indien et de quelques groupes de musique. Même si je n'ai pas pu assister à la ferveur du 15 août au cœur même de la ville et des indiens (le THF de Mussorie est en retrait de la ville), pour moi c'était tout de même un grand moment d'avoir été en Inde pour cette fête de l'Indépendance.

Mes plus beaux souvenirs resteront ces merveilleux sourires, que j'ai consommé sans modération.

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